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sims
14/07/2009, 01h30
oui, je suis encore vivant meme si je ne suis plus actif et non je suis pas bourré.
je suis juste de bonne humeur et vous poste un magnifique document qui m a fait tripper ^^ (oui, chacun ses gouts)
je situe vite la situation dans laquelle ce document a été pondu.
en terminale (rhéto en belgique), on a eu un cours de philo, et au deuxième semestre, les élèves donnaient cours.
et donc, avec un ami, on avait donné cours sur nietzsche, et comme ce n était pas le plus facile, on a donné un petit résumé vulgarisé.
bref, je vous copie/colle cette merveille :D
nb: la culture c est comme la confiture ^^

Nietzsche pour les très futés... ou pas... (1844-1900)

(NB : si une portion de phrase entre parenthèse semble dénuée de sens, c'est normal, c'est qu'elle lait... Meuh non... On sait bien : pi que nous, y'a pas)

Biographie :
Nietzsche est né en Allemagne (enfin, dans ce qui était l'Allemagne en 1844...) dans un presbytère d'un père pasteur, mort alors que le petit Nietzsche n'avait que 5 ans. Il vécut dès lors entouré de femmes, et ne fut pas élevé par sa mère, mais par sa soeur, qui aura d'ailleurs une grande influence sur lui. Il est à noter que les amalgames concernant sa pensée sont en partie dus à sa soeur qui épousa un antisémite (propos déformés). Il a obtenu une chaire à l'Université de Bâle avant même la fin de ses études. Il restera d'ailleurs professeur de grec de 1869 (...) à 1879. Il connaissait très bien le français. Il vivait modestement et a d'ailleurs eu une existence très pathétique (surtout sur la fin). En 1873, une maladie commence à se faire sentir (maux de tête). Elle l'empêchera d'enseigner à l'Université et elle dégradera considérablement ses facultés mentales sur les dix dernières années de sa vie au point qu'en 1889 il a été interné. Nous comprenons donc bien ici tous les fondements de la philosophie nietzschéenne : une philosophie fuyante (à cause de sa maladie), prônant la mort de Dieu (disparition de toute image paternelle dans sa vie et sa maladie). Cette maladie l'empêche de profiter de la vie (enjoy ! Taste the Nietzsche side of life). Il dira d'ailleurs de la vie que « tout ce qui ne tue pas nous rend plus fort... » Il est en inadéquation avec ce qu'il aurait voulu devenir d'où la « doctrine » du surhomme. Il se voit comme un prophète (cfr Jésus) et cela transparaît dans ses oeuvres, dont la plus est connue est sans conteste « ainsi parlait Zarathoustra ». Dans cette oeuvre, et pour illustrer ce côté prophétique, il s'exprime en aphorisme (voir plus bas). Par exemple, l'homme passe par trois transformations : il est d'abord chameau à son stade le moins évolué (Darwin inside), c'est-à-dire qu'il porte tout sur son dos sans broncher (notamment morale et religion, mais nous y reviendrons plus tard). Il devient ensuite le (roi) lion (Hakuna Matata) qui a envie de sortir de sa condition. Et il termine enfant, c'est-à-dire un innocent à l'esprit immaculé qui fait de l'art pour l'art. Notons enfin qu'il a entretenu une amitié exaltée avec Wagner.

Philosophie
La première chose qu'il faut bien comprendre chez Nietzsche, c'est son désir illimité de vérité. Il s'agit d'une vérité subjective qui se situe au-delà de toute vérité scientifique et « rationnelle » qui n'est pas toute la vérité. La quête de vérité n'est qu'une affaire d'interprétations et toute interprétation implique la subjectivité. En effet la vérité ne constitue pas une chose en soi : elle dépend forcément du sujet pensant. « Nous n'avons jamais la vérité clairement en face de nous » (comme si on pouvait la croiser au détour d'une rue... « Ah bonjour Madame », non mais c'est pas sérieux).
Mais, il ne faudrait pas croire que Nietzsche n'est pas exigeant avec le concept même de vérité, en effet il se fait une idée bien plus exigeante de la vérité que ceux qui s'en réfèrent uniquement aux données objectives. Nietzsche attaque également le rationalisme tel qu'il a été pensé avant lui et il le fait au moyen de sa raison. Ce n'est donc pas une critique du rationalisme sur son principe, mais sur son application.
Il s'interroge en permanence sur la vérité (comment la vérité se constitue-t-elle, comment peut-on l'atteindre, etc.) et poursuit une quête sans fin. Tout comme l'homme poursuit aussi une quête sans fin : tendre vers le surhomme.

C'est le deuxième concept à saisir lorsqu'on parle de Nietzsche. Le surhomme n'est pas un homme supérieur comme on a essayé de le faire croire (on = les intolérants) mais bien un « vrai » homme. Celui-ci ne se contente jamais de ce qu'il est, mais a toujours en lui le désir de se dépasser. Cette conception nous pousse en avant et exige sans fin. « Etre un homme, c'est quelque chose qu'il faut sans cesse accepter et surmonter ». En surmontant cette condition, on tend vers le surhomme.
Notons aussi un paradoxe troublant : l'homme qui veut devenir surhomme passe à côté de lui-même, d'une partie du fait d' « être homme ». Mais pourtant, ce n'est pas un homme s'il n'a pas le désir de devenir un surhomme.
En tendant vers le surhomme, l'homme se détermine, s'engendre lui-même : il n'est pas de chemin tracé d'avance. L'homme ne doit pas se contenter de ce qu'il est, mais plus encore, il doit rejeter ce qu'il n'est plus. Cela étant, il n'est quand même jamais assez léger...
Le surhomme a pour antithèse le Dernier Homme. Le Dernier Homme est le pigeon (*bruits de roucoulement*) qui ne tend pas vers la liberté de penser (made in Florent Pagny... bien qu'il accepte de payer ses impôts). Le Dernier Homme est passif face au nihilisme (voir plus bas), il ne veut pas se défaire des valeurs. Ce n'est pas, au sens nietzschéen, vraiment un homme. Il est méprisable, soumis à la société et à la routine.

C'est la troisième idée à cerner chez Nietzsche : le nihilisme. L'homme doit se détacher de ses valeurs et pré-requis. Nietzsche est célèbre pour son affirmation : « Dieu est mort » que nous développerons plus tard (un jour peut-être... ou pas...). Etant donné que « Dieu est mort », l'existence et l'avenir apparaissent sans but. C'est pourquoi Nietzsche a une idée cyclique du temps : on avance, sans pour autant tendre vers quelque chose.

Voilà la quatrième idée importante dans la philosophie nietzschéenne : l'éternel retour. Cela fait partie de sa vision greque du monde. En effet, pour les Grecs, le monde a toujours existé et existera toujours. Il n'a pas d'origine, ni de fin, il est éternel. L'univers est aussi fini.
Nietzsche est aussi moniste : si tout est lié (notamment au concept de volonté de puissance développé ci-après), alors l'existence et l'essence doivent l'être aussi. Il pense aussi qu'il existe quelque chose au-delà de la perception du commun des mortels (un certain monde sensible, chez Platon) mais qui est dans le monde (à la différence de Platon). Comme les Stoïciens, Nietzsche croit à la nécessité des événements. Le monde est en quelque sorte une partie de Tétris sans dernier niveau.
Voilà qui nous conduit au cinquième concept : celui de la volonté de puissance. C'est un concept multi-facette qui prend des sens différents en fonction du contexte dans l'oeuvre de Nietzsche. Pour celui qui sait se vaincre lui-même et admettre la nécessité, la volonté de puissance peut apporter de la joie (youpi ! « Il en faut peu pour être heureux, vraiment très... »). Mais alors qu'est-ce ? La volonté de puissance peut être la nature des choses, depuis la plus misérable forme de vie, jusqu'à la plus haute. Ou encore une volonté de croissance, de devenir plus que ce que l'on est (c'est une possibilité de devenir), de se vaincre soi-même et donc d'être un surhomme (voir plus haut).
La volonté de puissance tend a abréger la vie car elle recherche plus l'instant, l'éternité que la vie. Ainsi, elle peut pousser au risque. La forme la plus évoluée de la volonté de puissance, c'est la création, l'art pour l'art que Nietzsche défend comme étant la forme d'expression humaine la plus évoluée (voir plus haut, la métaphore de l'enfant).

Approfondissons (c'est chaud..) le nihilisme
« Dieu est mort », mais, malgré tout, il faut vivre ! Par cette affirmation, Nietzsche sous-entend que les valeurs chrétiennes classiques sont à rejeter, qu'il faut s'en détacher. Pour Nietzsche, l'homme ne doit pas être soumis aux valeurs de la société (au contraire, il doit les refuser), mais il doit s'engendrer lui-même, c'est-à-dire construire sa propre conduite (vroum, vroum...). C'est la faculté de l'homme à s'engendrer lui-même. Mais, paradoxalement, l'homme est en inadéquation avec lui-même, il ne peut pas s'organiser une vie qui lui convient totalement. Mais c'est aussi son caractère d'humain. « Etre un homme », c'est quelque chose qu'il faut sans cesse accepter et surmonter. Autrement dit, pour être un homme, il faut être conscient de ce qu'on est, par opposition aux autres animaux.
Mais, si le christianisme disparaît de notre système de valeurs, qu'est-ce qui prendra sa place ? Parce que Nietzsche n'est pas un anarchiste, il pense simplement qu'une vérité « supérieure » à nos valeurs existe, sans pour autant l'avoir déterminée. Ceci dit, aucun homme n'est assez « léger » (et oui, il faut le dire à tous les anorexiques !), c'est-à-dire ne se détache jamais assez des valeurs. Il n'est jamais assez libre dans son approche du monde. Il ne voit pas les choses telles qu'elles sont, ni même lui tel qu'il est car les choses peuvent être plus que ce qu'on en perçoit.
Il existe deux nihilismes décomposés chacun en deux étapes : le premier niveau de nihilisme consiste en une « simple » prise de conscience du « problème » que pose les valeurs telles qu'elles sont tout en restant assez « fataliste » (= non-conscience d'une potentialité de changement). Ce nihilisme est constitué de deux composantes : « le nihilisme incomplet » (= pessimisme, dégoût) qui aboutit à la recherche de faux-fuyant (d'autres sources d'aliénation). Il est suivi du « nihilisme passif » qui n'est en fait qu'une prise de conscience du fait que le malaise soit créé par le système de valeurs imposé sans pour autant vouloir le combattre.
Le second stade de nihilisme consiste en la volonté de réaction post-prise de conscience susnommée (oufti... susnommée...). Il se compose de deux étapes : « le nihilisme actif » ou « anéantissement des idéaux » où l'homme passe du stade de spectateur conscient de la pièce dans laquelle il ne joue qu'à moitié au stade d'acteur détruisant les anciens idéaux. Et cela doit passer par l'acceptation de la présence inévitable du « mal » dans le monde, le monde n'est pas tout beau, tout rose. Mais cela n'empêche pas le monde d'être beau (donc Nietzsche est loin de penser que le monde est tout moche, tout noir comme on voudrait le faire croire). La dernière étape du nihilisme est le « nihilisme classique » qui éduque véritablement les « nouvelles valeurs » que Nietzsche n'a pas nommé, ni caractérisé. Un peu comme si lui-même n'avait jamais réussi à passer la quatrième vitesse.

Actualisation
Le concept de surhomme a été et est toujours source d'abus. Des personnes d'extrême droite se sont accaparé les propos de Nietzsche concernant le surhomme. En effet, ils ont donné au terme « surhomme » l'interprétation « homme supérieur » au lieu de « vrai homme ». Les nazis commettaient l'erreur (par rapport à Nietzsche) de se croire supérieurs par nature. Or, le surhomme de Nietzsche est caractérisé par le fait de ne pas se contenter de ce qu'il est. Mais Nietzsche peut être tenu responsable de cet amalgame du fait de l'ambiguïté qu'il laisse planer dans l'ensemble de son oeuvre. Il a agi ainsi car il voulait laisser le soin au lecteur de saisir le coeur de sa pensée. Ainsi, il ne livre pas l'essence de sa pensée et parle souvent par aphorisme.
Autre concept déformé à foison, celui de la volonté de puissance, qui a été interprété dans son sens trivial : la puissance justifiant les moyens.


et vive la philo ^^

je suis vachement fou? meuh non ^^

Mendo
14/07/2009, 02h42
Promis, j'essaierai de le lire, mais rien que de savoir que c'était de la philo, et en plus de l'autre boche au nom imprononcable je suis allé vomir.

Mais j'essaierai, parce que si ça t'as marqué, c'est peut etre intéressant!

sansa
14/07/2009, 03h49
ouai je me prépare mentalement à le lire, je m'y met dans l'après-midi, je vais essayer de le lire en un coup mais je te garantis rien

BrasioX
14/07/2009, 10h05
Tu appels ça un vulgaire résumé ? ...
J'ai pour le moment réussi à lire le premier paragraphe, je m'y remet dans une heure ! :D

PM.Marius
14/07/2009, 10h10
oui, je suis encore vivant meme si je ne suis plus actif et non je suis pas bourré.
je suis juste de bonne humeur et vous poste un magnifique document qui m a fait tripper ^^ (oui, chacun ses gouts)
je situe vite la situation dans laquelle ce document a été pondu.
en terminale (rhéto en belgique), on a eu un cours de philo, et au deuxième semestre, les élèves donnaient cours.
et donc, avec un ami, on avait donné cours sur nietzsche, et comme ce n était pas le plus facile, on a donné un petit résumé vulgarisé.
bref, je vous copie/colle cette merveille :D
nb: la culture c est comme la confiture ^^


et vive la philo ^^

je suis vachement fou? meuh non ^^

Va coucher dans ta Nietzsche! :D Tu te souviens Noreck? Ces rigolades en philo! :D:rolleyes:

Clara
14/07/2009, 10h20
J'ai tout lu:

Ca parle d'un Allemand appelé Nietzsche qui est né en 1844 et qui est mort en 1900 :D

BrasioX
14/07/2009, 14h49
CAAAA, c'est du résumé ! Merci Yoyo, tu m'évites 2Heures et demi de lecture fastidieuse .
(Hummouurr, t'inquiettes pas je lirais la chose pour laquelle tu t'es tuée à la tache ;) )

Florian[68-FR]
14/07/2009, 15h18
pas lu :D

zegue0
14/07/2009, 17h39
CAAAA, c'est du résumé ! Merci Yoyo, tu m'évites 2Heures et demi de lecture fastidieuse .
(Hummouurr, t'inquiettes pas je lirais la chose pour laquelle tu t'es tuée à la tache ;) )
énorme lol

la vache sa c est de la lecture pour les vacances (ps le problème c est que
j aurai pas finis de lire que j aurai déjà repris le boulot :D

Noreck
14/07/2009, 21h11
Eh ben, moi qui n'ouvre pas un livre de philo en ce moment, qui aurait cru qu'en allant sur le site de ma team j'allais compenser tout ça :p

J'ai bien pris du plaisir à lire en tout cas (parenthèses aussi).
Et oui Dog, je me souviens des cours du divin M. Amiot ^^ (j'me souviens même du cours dans lequel on parle de l'amalgame des Nazis !)